Interview Bonne Pioche : Cécile Batigne Vallet

Cécile Batigne Vallet, céramologue, a accepté de se prêter la première à l’interview de Bonne Pioche !

– Dans quelle structure êtes-vous actuellement salariée et depuis combien de temps ?

J’appartiens à l’UMR 5138 du CNRS depuis 2002.

– En quoi consiste votre travail ?

Je suis céramologue : je cherche à tirer des informations des céramiques et en particulier des céramiques de cuisine, en région Rhône-Alpes (datation, pratiques alimentaires, diffusion, organisation de l’artisanat) à l’époque romaine essentiellement. Cela veut dire qu’une part de mon travail consiste à faire des observations, tris, dessins, inventaires, recherches bibliographiques sur des ensembles de céramiques, à rédiger les analyses et faire les synthèses qui en découlent. Une autre partie de mon travail consiste à monter des projets scientifiques (ACR, PCR, ANR, projets de publications, ou autres) ou pédagogiques (stages de céramologie, séminaires). Cette deuxième partie n’est pas la plus mince des deux. Je donne aussi quelques heures d’enseignement.

– Quel parcours vous a mené à cet emploi ?

J’ai eu la possibilité de ne pas entrer dans le monde du travail lorsque j’ai terminé des premières études dans une tout autre discipline. Je me suis inscrite à 21 ans à l’université Lyon 2 en DEUG d’Histoire de l’Art, intéressée par l’art contemporain. Une première expérience de fouilles effectuée presque par hasard en 3e année de licence m’a déterminée pour l’étude des céramiques archéologiques. Ma maîtrise  a été réalisée sur l’approvisionnement en céramiques à feu de Lugdunum, sous la direction de M. Picon et A. Pelletier. Mon DEA a porté sur les choix techniques des potiers fabriquant de la sigillée et mon doctorat (sous la dir. De M. Picon) sur les céramiques culinaires de Lyon, de manière plus approfondie.

– Pourquoi avoir choisi ce métier ?

Le seul autre métier que je savais faire ne me donnait plus envie de me lever le matin. La Maîtrise et le DEA m’ont passionnée, et j’ai eu la chance d’avoir une allocation de recherche pour la thèse : les choses se sont décidées progressivement.

– Avez-vous un conseil à donner aux étudiants qui souhaitent se diriger vers ce métier ?

Une méthode très claire à la base peut être appliquée à toutes les céramiques anciennes, quel que soit le contexte, géographique ou chronologique : il ne faut pas avoir peur de changer de région et même de période chronologique.

Ill. Céramologie

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Vous découvrirez bientôt sur Bonne Pioche les interviews d’Aurélie Favre-Brun, Christine Bonnet, Frédéric Abbès, Jwana Chahoud, Olivier Barge… Consultez le site de temps en temps !

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Publié le 30 juin 2011, dans Carnet d'archéologie. Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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