Interview Bonne Pioche : Aurélie Favre-Brun

Aurélie Favre-Brun est infographiste, elle travaille sur la restitution 3D d’édifices (voir le site de son laboratoire).

– Dans quelle structure êtes-vous actuellement salariée et depuis combien de temps ?

CNRS (laboratoire MAP CNRS/MCC, Marseille), depuis septembre 2007.

– En quoi consiste votre travail ?

Actuellement en thèse, je développe des dispositifs de représentation et de visualisation de l’incertitude inhérente aux sources documentaires employées pour la restitution 3D d’édifices.

Le laboratoire de recherche MAP dans lequel je suis est spécialisé dans l’élaboration de modèles et d’outils de simulation en architecture. Nous effectuons des relevés photographiques et lasergrammétriques (scanners lasers) qui nous permettent de reconstruire en 3D des édifices et des objets du patrimoine, de proposer des hypothèses de restitution d’états passés d’édifices. Nous expérimentons de nouveaux procédés d’acquisition. Nous mettons en place des bases de données contenant des maquettes 3D liées aux sources documentaires.

– Quel parcours vous a mené à cet emploi ?
  • Cursus universitaire en archéologie à Lyon II (DEUG-Licence-Maîtrise) 2000-2006.
  • Master pro en archéologie et histoire des mondes anciens (resp. : J-C. Béal) 2006-2007.
  • Formation de spécialisation aux outils numériques appliqués au patrimoine : DPEA Culture Numérique & Patrimoine Architectural, laboratoire MAP à Marseille (cette formation n’est plus d’actualité).
– Pourquoi avoir choisi ce métier ?

Mon intérêt a toujours été double : l’archéologie et l’infographie. Les images de synthèse des sites archéologiques reconstruits m’ont toujours fait rêver. La formation que j’ai suivie à Marseille m’a confortée dans ce choix de carrière. Les nouvelles technologies à notre disposition offrent de grandes possibilités et sont de plus en plus utilisées.

A l’inverse, je me suis progressivement détournée du métier d’archéologue de terrain. Les témoignages de professionnels que j’ai rencontrés au cours de mes chantiers de fouille m’ont « effrayée ». Le travail est difficile physiquement, la plupart d’entre eux sont « en retraite » à moins de 40 ans. Je préfère poursuivre l’archéologie comme une passion en participant à des chantiers de bénévoles durant l’été.

– Avez-vous un conseil à donner aux étudiants qui souhaitent se diriger vers ce métier ?

Ne pas se décourager !! Ne pas écouter les gens qui veulent vous détourner de cette filière !! L’expérience fera que vous poursuivez ou non dans ce domaine.

Mes rencontres avec des acteurs du patrimoine au cours de séminaires & colloques (archéologues, conservateurs, enseignants) ont été encourageantes : les doubles compétences sont plus que les bienvenues dans les divers organismes (INRAP, musée, SRA).

– Une anecdote ou un souvenir à partager ?

Toutes mes expériences et les rencontres faites au cours de mes chantiers d’été…

Exemple de restitution :
http://www.map.archi.fr/3D-monuments/site_trianon/

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Publié le 13 juillet 2011, dans Carnet d'archéologie. Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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