Archives du blog

La fouille d’un fossé gaulois à l’IHOP

Le vendredi 7 mars, ce sont les Gaulois qui se sont invités dans le bac de fouille de Bonne Pioche à l’hôpital pédiatrique de l’IHOP !

Avant de passer à la fouille d’un habitat gaulois de la fin du Ier siècle avant J.-C., Emma a passé en revue les différents types d’archéologues que l’on peut croiser sur un chantier : l’anthropologue, l’archéozoologue, l’architecte, le topographe, le céramologue, etc. Une petite révision des « lois de la stratigraphie » s’est également imposée avant la fouille des fameuses structures en creux que l’on retrouve sur les sites gaulois.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Emma s’est ensuite attaquée au bac de fouille où avaient été reconstitués à l’échelle 1 l’extrémité d’un fossé et un trou de poteau. Dans le fossé, elle a découvert des fragments d’amphores italiques, de la faune ainsi que quelques parures comme des fibules ou des bracelets en verre caractéristiques de la fin de l’âge du Fer. Les différentes couleurs du sédiment ont permis à Emma de bien distinguer le fossé du sol vierge dans lequel ce dernier avait été creusé. Le trou de poteau, quant à lui, a révélé un indice précieux pour la datation du site : un pièce de monnaie romaine. En effet, les Romains sont en pleine conquête des Gaules à cette période !

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Nous remercions Marie, notre amie art-thérapeute, qui nous a rejoint pour cette séance à l’IHOP et a effectué son baptême archéologique sous les conseils avisés d’Emma qui lui a montré la technique de fouille !

Publicités

Les fresques romaines de l’Hôtel Dieu : les enfants de la BM fouillent et reconstituent !

En lien avec les vestiges archéologiques mis au jour au cours des fouilles de l’Hôtel Dieu, le Service Archéologique de la ville de Lyon a monté une petite exposition à la Bibliothèque Municipale du 2ème arrondissement de Lyon, afin de faire découvrir au public le métier d’archéologue.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Dans ce cadre, l’association Bonne Pioche a été sollicitée afin d’animer une séance de 2h autour d’une fausse fouille dans des bacs remplis de sable où ont été cachées des reproductions de vestiges archéologiques. Treize enfants âgés de 8 à 12 ans ont dans un premier temps découvert, par le biais d’un diaporama, ce qu’est le métier d’archéologue. Dans un deuxième temps, notre diorama Playmobil(r) nous à permis d’aborder et de présenter les différents métiers de l’archéologie. Enfin, les enfants ont été divisés en deux groupes répartis autour des deux bacs mis à disposition. Cuillères, gobelets et pinceaux en main, ils se sont, pour une heure environ, glissés dans la peau de véritables archéologues à la recherche de vestiges. Quelle ne fut pas leur surprise lorsque, progressivement, ils mirent au jour des fragments de fresque romaine. Il s’agissait en réalité de la copie d’une fresque faisant partie des merveilles découvertes lors des  fouilles de l’Hôtel Dieu.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Le travail de chercheur ne consiste pas seulement à mettre au jour de ces objets, il s’agit ensuite de les étudier ! Les enfant ont donc essayé de reconstituer le motif de la fresque : un véritable puzzle à trous. Nos archéologues en herbe s’en sont malgré tout tiré avec brio !

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Nous remercions M. Pierre André, directeur de la Bibliothèque Municipale du 2ème arrondissement de Lyon, ainsi que Mme Véronique Branchut-Gendron, alors au service communication du Service Archéologique de la Ville de Lyon, sans qui Bonne Pioche n’aurait pas pu intervenir à la BM.

L’atelier de potier gallo-romain

Le 9 janvier 2013, Nathan, Nathanael, Thibault, Simon, Jules et Flavian sont partis à la découverte d’un atelier de potier gallo-romain en se basant sur les découvertes de la rue du Chapeau Rouge (Vaise, Lyon 9ème arrondissement). Les objets en céramique ainsi que les diverses installations présentes dans un atelier de potier n’ont plus de secret pour eux. Après quelques explications théoriques vidéo-projetées, leur but a été de retrouver les diverses installations au cours de la fouille dans notre bac. Ont alors été mis au jour : un bassin de préparation de l’argile, deux tours de potier, un four et une pièce de stockage de la céramique.

Les enfants se sont ensuite glissés dans la peau de potiers antiques. Avec de l’argile auto-durcissante ils ont confectionné des récipients en utilisant la technique du colombin, une des méthodes de façonnage d’objets en céramique durant l’antiquité avec le moulage et bien sûr le tournage.

Intervention à la journée des Tupiniers

Le 8 septembre Bonne Pioche intervenait aux Tupiniers, la grande rencontre annuelle lyonnaise de la céramique. L’atelier avait pour but de retracer la « vie » d’une céramique antique, de sa fabrication à sa consommation en passant par sa cuisson, et surtout d’expliquer de façon pédagogique ce que peuvent en faire les archéologues lorsqu’elles sont découvertes au cours de fouilles. Pour une fois ce sont surtout des adultes qui ont profité de la prestation, en effet, une trentaine d’entre eux sont venus discuter, observer le matériel et visionner le diaporama. Les rencontres ont été l’occasion pour les visiteurs de nous poser des questions concernant le matériel exposé, de parler de notre discipline qu’est l’archéologie en général ou encore de parler du milieu associatif.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Les questions relatives aux céramiques antiques concernaient principalement leur provenance et la façon dont celle-ci était déterminée. Les fouilles de l’Antiquaille ont également été au cœur de la journée. De nombreuses questions se sont également portées sur les différences de couleurs entre les céramiques.

Fouille d’un fort gaulois avec Lola, Jules et Malik

Pour la rentrée de Bonne Pioche à l’IHOP, ce sont Lola, Malik et Jules qui sont venus explorer le bac de fouille avec l’aide de Sandra, Pascale et Fabien ! Après avoir exploré et désherbé le terrain, les enfants ont procédé à la fouille (plus ou moins fine !) de leurs secteurs. Grâce aux différents indices (des épées, des casques, un mur épais…), Lola a rapidement compris qu’il s’agissait d’un fort ayant abrité des guerriers, mais d’autres éléments ont permis de voir qu’ils n’étaient pas seuls derrière la muraille. Avec les explications de Sandra, les enfants ont ensuite appris qu’il s’agissait d’une maison fortifiée gauloise.

Ce diaporama nécessite JavaScript.


Photos : Sandra G.